Au cours des siècles, et en particulier après son classement au titre des Monuments historiques en 1840, l’église a connu de nombreuses réparations et consolidations.

Depuis la loi de la séparation des Églises et de l’État en 1905, la commune est propriétaire de l’église. Elle est le maître d’ouvrage des chantiers c’est-à-dire qu’elle passe commande et décide de la réalisation d’éventuels travaux.Plusieurs restaurations du gros œuvre ont été conduites par l’architecte local Eugène Blondeau : corniche, baies hautes, clocher, flèche du clocher (1903).

L’étude des styles des façades montre clairement qu’une restauration importante a eu lieu au XVIe siècle.

A l’intérieur l’on constate en examinant les piliers de la nef, une reprise des quatre premières travées.

S’agissant des voutes de la nef, seules les deux premières ont été refaites.

En examinant attentivement le coté Sud de la nef nous observons un décalage de niveau au droit du 3ème pilier (à vérifier), que la réfection n’a pas totalement masqué.

Le triforium* Sud des premières travées a été réduit, probablement pour rigidifier les maçonneries au droit de la reprise.

Cela fait penser à un tassement intervenu au droit de ce pilier soit à cause d’une faiblesse de la fondation ou bien suite à un accident externe (dommage de guerre ?).

L’histoire locale ne nous apporte actuellement aucun élément permettant de privilégier une hypothèse.

Cette église St Etienne en est un bel  exemple de participation financière de la population, puisqu’aujourd’hui encore la restauration a été réalisée de cette façon, ayant été financée par l’argent public qu’il soit communal ou national.

C’est à partir de 1997 qu’un grand programme de restauration totale de l’église a été décidé par la volonté de la municipalité, avec l’aide du ministère de la Culture, la Région et le Département. Les premières campagnes se sont attachées à la restauration extérieure de l’édifice, puis, de 2011 à 2018, à la restauration intérieure. La direction de cette restauration a été confiée à Monsieur Jacques Moulin, Architecte en chef des monuments historiques.

Le 4 février 2019 la commune a organisé une cérémonie pour célébrer la fin des travaux.

Mise en lumière lors de la cérémonie