Les feuilles ou les fleurs sont choisies pour leur beauté. L’art du XIIe siècle aime les bourgeons, l’art du XIIIe siècle préfère les feuilles simplifiées, mais non déformées. La structure intime et l’allure générale en sont respectées » .

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Chapiteau d’un pilier de la nef

Ces piles sont surmontées de chapiteaux puissants sur la corbeille desquels s’appliquent de larges feuilles souples dont la forme et le nombre varient d’un chapiteau à l’autre. Ces feuilles s’enroulent en une volute globuleuse sous chacun des quatre angles du tailloir sans déborder de cet angle. Le tailloir est carré mais à angles abattus. Ce tailloir est un support très lourdement et diversement chargé ; sa fonction principale est de porter les grandes arcades ; de plus, du coté de la nef, s’élève à partir de ce tailloir vers la voûte un faisceau de trois colonnettes, la colonnette centrale de ce faisceau étant la plus forte et la plus saillante, elle reçoit en effet sur son chapiteau un arc doubleaux de la grande voûte, alors que les deux autres colonnettes portent chacune un arc d’ogives, enfin sur ce tailloir sont aussi reçus, vers le bas-côté, un des arcs doubleaux et deux des arcs d’ogives des voûtes du bas-côté.

Jean SAVARY, « L’église Saint-Étienne de Brie-Comte-robert », page 85.